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La corniche des cévennes (30 et 48)

Posté par villagesenfrance le 3 septembre 2009

Corniche des cévennes
Album : Corniche des cévennes

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Surplombant la Vallée Borgne et la Vallée Française, la Corniche des Cévennes, s’illumine pour offrir un panorama exeptionnel. La Corniche des Cévennes, créée à l’époque des camisards, relie aujourd’hui Florac à Saint-Jean-du-Gard.

La corniche des Cévennes est l’un des attraits touristiques du coin. C’est peut-être du côté de son histoire qu’il faut chercher les aspects les plus intéressants de cette route.

Avant l’homme : un itinéraire de migration pour les animaux sauvages…

On sait en effet, grâce à de nombreuses sources écrites et orales que cet itinéraire est très ancien. Certains spécialistes estiment que la corniche auraient été suivies dès le début du peuplement animal de la région par des hordes d’animaux sauvages en migration. -100.000 ? – 1.000.000 ? Difficile de le dire.

… qui devient un itinéraire de transhumance avec les premiers pasteurs

Certains éléments de toponymie locale attestent de l’ancienneté de l’utilisation de la crête par les hommes . Au lieu dit “Le lac”, proche du col Saint Pierre, pas de lac en vue, bien évidemment, puisqu’on est quasiment au sommet de la crête. Ce nom viendrait de “lake”, mot celte d’origine ancienne, qui pourrait avoir transité par le piémontais ou le grec, et qui signifie “pierre plantée”, ou “dalle de pierre”. La crête était  donc sans aucun doute déjà occupée au début de notre ère.

Cette utilisation s’est très probablement faite progressivement, dès avant le peuplement de la région par l’homme (probablement vers 3000 avant JC). Les ovins domestiqués arrivent dans la plaine du Languedoc vers -6000. Les itinéraires des troupeaux sauvages ont naturellement été réemployés par les pasteurs pour les faire transhumer des plaines du Languedoc aux hauteurs du sud du massif central, donnant ainsi naissance à l’un des branches de la draille de Margeride,  qui empruntait grosso-modo l’itinéraire de la route actuelle entre Saint Jean du Gard et le col Saint Pierre, puis se ramifiait.

L’itinéraire de transhumance est très tôt régulièrement utilisé pour le transit de matériaux et d’humains, en plus de celui des troupeaux. Des tronçons sont aménagés pour être “carrossables” aux mules. C’est le chemin muletier Anduze – Col du Rey, qui est probablement très ancien, et dont la corniche garde encore quelques ultimes traces, malgré la mauvaise volonté de la DDE !

Dès l’époque préromaine, aux environs du IIIème siècle avant JC, parallèlement à la piste muletière, a existé sur la corniche une voie de communication charretière qui unissait Nîmes, capitale de la tribu des Volques arécomiques, à Anderitum (devenue Javols), capitale des Gabales. On a appelé cette voie la route des Gabales

A la fin de l’époque romaine, cet itinéraire fût progressivement abandonné. Sans doute le déclin des tribus gauloises et d’Anderitum fit diminuer le trafic qui bientôt ne justifia plus les coûts très importants que devait nécessiter l’entretien de certaines sections réputées très fragiles

Au moyen-âge, la crête de la corniche des Cévennes reprend progressivement une importance fondamentale dans la communication humaine entre le sud du massif central et les plaines du Languedoc. Selon les époques plusieurs trafics importants y transitent. Huiles, vin, eau-de-vie et sel montent du Languedoc vers l’Auvergne.

Dans le dernier quart du XVIIème, durant les troubles religieux qui ébranlèrent les Cévennes, l’intendant Basville a fait élargir ou tracer des voies de circulation efficaces pour permettre de mener au mieux la bataille contre les protestants des Cévennes. La corniche est maintenant un “chemin royal” de 15 pieds de large, décrit par Basville comme “assez large pour y faire circuler du canon et porter des bombes en cas de besoin”.

Le 16 Décembre 1811, sous le premier empire, un décret impérial fait la distinction entre routes impériales et routes départementales. Il définit le classement de 229 routes impériales et de 1.169 routes départementales. Il fixe par Le Pompidou le passage de la route impériale n° 127 de Nismes à St-Flour. La corniche est renforcée dans son rôle de grande circulation

Au milieu du XIXème siècle, sous la monarchie de juillet (1830 – 1848), et suite au nombre de plaintes croissantes qui fusent de toute part, l’administration entreprend d’améliorer le passage entre Florac et Saint Jean. Trois alternatives sont étudiées pour la nouvelle nationale 107. C’est finalement l’itinéraire passant par les vallées du Tarnon et de la vallée Borgne qui est choisi, ce qui paraît aujourd’hui étrange, vu le nombre incalculable de petits virages serrés à la mode cévenole qu’on y rencontre. 40 années seront d’ailleurs nécessaires pour construire la route, qui ne sera ouverte à la circulation que le 1er juillet 1884,

En septembre 1927, le club cévenol émet un voeu pour la remise en état de viabilité de la route lors de son congrès de Saint André de Valborgne. La route est finalement réouverte à la grande circulation le 17 août 1930, sous le nom de “Corniche des Cévennes” mais les travaux d’amélioration continuent jusqu’à après la guerre : la côte Saint Pierre est élargie et modernisée en 1950. En 1960 la corniche est goudronnée sur toute sa longueur.

La corniche est à nouveau l’un des fils qui relie les hauts pays aux plaines, et durant la saison touristique il y circule des cohortes de voitures et de motos que l’on entend résonner longuement dans les versants escarpés des Cévennes.

http://www.reveeveille.net

Une Réponse à “La corniche des cévennes (30 et 48)”

  1. Camping Cévennes dit :

    Les Cévennes ont une histoire extraordinaire. Cette route est toujours un itinéraire très beau, qui passe par des hameaux, des châtaigneraies…

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